Les astronomes ont publié la plus grande carte radio basse fréquence du ciel à ce jour, répertoriant 13,7 millions d’objets et d’événements cosmiques. L’enquête, menée à l’aide du Low-Frequency Array (LOFAR), fournit un aperçu sans précédent des phénomènes à haute énergie tels que les jets de trous noirs supermassifs, les collisions de galaxies et les restes de supernova.
Ceci est important car les processus les plus énergétiques de l’univers sont souvent mieux observés dans les longueurs d’onde radio, qui révèlent une activité invisible aux télescopes optiques.
Des trous noirs supermassifs au centre de l’activité
Les données mettent en évidence le comportement diversifié des trous noirs supermassifs (AGN) actifs. Lorsqu’ils sont entourés d’un disque d’accrétion – une masse tourbillonnante de matière tombant vers l’intérieur – ces trous noirs deviennent de puissants moteurs. Au lieu de consommer toute la matière, une grande partie est éjectée sous forme de jets jumeaux, se déplaçant à une vitesse proche de la lumière. Ces jets façonnent les galaxies en injectant de l’énergie dans leur environnement.
L’étude montre comment ces jets évoluent au fil du temps, en fonction de la masse du trou noir, de son environnement et de ses propriétés galactiques. Ceci est crucial pour comprendre comment les galaxies grandissent et évoluent à l’échelle du temps cosmique.
Au-delà des trous noirs : cartographie des collisions galactiques et des explosions stellaires
LoTSS-DR3 ne s’arrête pas aux trous noirs. Les ondes radio détectées tracent également des galaxies en fusion, des explosions de supernova et d’autres événements à haute énergie. Cela permet aux astronomes de mesurer les taux de naissance des étoiles dans des millions de galaxies.
Les données révèlent que les chocs et les turbulences entraînent l’accélération des particules et renforcent les champs magnétiques sur de vastes distances cosmiques, ce qui suggère que ces processus sont plus courants qu’on ne le pensait auparavant. Le LOFAR 2.0 mis à niveau devrait doubler la vitesse de levé, conduisant à des données haute résolution encore plus détaillées.
Regarder à l’intérieur de notre propre galaxie
L’enquête fournit également des informations sans précédent sur les champs magnétiques de la Voie lactée. Le fait d’être situé à l’intérieur de la galaxie rend la cartographie de ces champs difficile, mais la gamme de longueurs d’onde unique de LOFAR permet une précision sans précédent. L’équipe a également détecté des émissions radio provenant des interactions entre les exoplanètes et leurs étoiles hôtes, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour la recherche sur les exoplanétaires.
“LoTSS-DR3 n’est pas un point final, mais une étape majeure.” – Wendy Williams, scientifique du Square Kilometer Array Observatory.
La sortie de LoTSS-DR3 marque un tournant dans la radioastronomie, promettant des cartes cosmiques plus détaillées à l’avenir grâce à l’amélioration de la technologie des télescopes. Cette étude façonnera sans aucun doute notre compréhension des phénomènes les plus énergétiques de l’univers dans les années à venir.


























